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11 Avril 2013
"Pour vivre en ces lieux, il faudrait être sans espérance et ce n'est pas facile"
disait l'écrivain et gardien de phare Jean-Pierre Abraham.
Tévennec est incontestablement le plus inquiétant des phares bretons ! C'est en 1869 qu'il est décidé d'édifier sur un austère ilôt rocheux, ce phare-maison lumineux, afin de baliser le redoutable passage maritime entre l'Ile de Sein et le Cap Sizun, dans la partie nord du Raz de Sein.
Après cinq années de travaux parcourues de faits étranges, le premier gardien débarque en 1874. Il renoncera rapidement. Morts brutales, isolement extrème engendrant la folie...... En trente-cinq ans, vingt trois gardiens se succéderont !
L'endroit est tellement inhospitalier que, faute de candidats, il est le premier phare automatisé en 1910. Apparitions de fantomes, voix venues de l'au-delà spalmodiant en breton "Kerz huit! Kerz huit !" soit "Va t'en ! Va t-en !" .....les rumeurs les plus effrayantes ont circulé, entretenant la légende noire d'un phare damné. Après plus de cent ans de solitude, le phare devrait cependant retrouver des habitants. Grace à la Société nationale pour le patrimoine des phares et balises (SNPPB) la sentinelle, en cours de restauration, doit devenir à terme une résidence ouverte aux artistes en quête de solitude, de créativité et de sensations ......fortes.